Saura-t-on jamais quel artiste
Aura su nous enrôler tous,
Dans cette armée surréaliste,
Où chacun de nous se repousse !
De nous-mêmes les ennemis,
Nos armures sont pour nous fuir,
Engeôleant les plus insoumis,
En moi le prochain à détruire !
Il n’en est aucun qui ne meurt,
Et quand l’un part son fils, ailleurs,
Germe comme un grain de malheur
Plus grand mais rarement meilleur !
On en sait beaucoup qui se cachent,
D’autres qui vont abandonnés,
Dessous leurs cheveux qu’ils s’arrachent,
Aux cris qu’ils aiment entonner !
Leurs âmes s’ouvrent en fenêtres,
Sur les champs de vieux désaccords,
Hérités de tous ces ancêtres,
Disparus sans être assez morts !
Que les grands prêtres d’en nous-mêmes,
Lavent nos prairies de ce fiel,
Et délivrés de l’anathème,
Qu’un homme nouveau plaise au ciel !
Sébastien BROUCKE
24 février 2012
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires



Derniers Commentaires