En pensant à V.H.
Etre avide des mots qui lui tombaient des mains,
Etreindre ces feuillets qu’il semait au passage,
Etrangement sourire en relisant ces pages,
Ennoblies des parfums fleurant ses parchemins.
Simplement s’émouvoir en déchiffrant ses traces,
S’inviter à la peine en goûtant les douleurs,
Saintement pleuvinant de son front sans sueur,
Sur sa paupière ouverte aux souffrances qui passent.
Couronner les années de ce divin géant,
Courant paisiblement après celles qu’espèrent,
Courageusement vivre au foyer nos grands-pères,
Clopinant chaque jour un peu plus lentement.
Comme une arche croulant sous une cathédrale
Commencer par porter nos diables sur le dos,
Communiants sans sauveur, sans encens, sans cadeau,
Commettre sans orgueil nos poèmes banals.
Priant l’homme assoupi dans le duvet des anges,
Priant que d’un bout d’aile il nous tombe une plume,
Priant qu’aux yeux du Père nos rimes soient de brume,
Prier pour qu’à ce dieu nos rimes soient louanges…
Sébastien BROUCKE
14-15 février 2012.
(Hugo).
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