Mon dernier recueil

Support independent publishing: Buy this book on Lulu.

Grelots d'Outre-Temps

(2° époque)

Janvier 2012

Musique

Découvrez la playlist Radio avec V V Brown

Recommander

Nous sommes le...

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Abonnez-vous...

http://labs.ebuzzing.fr

 

Enterrement-de-Victor-Hugo.jpg

 

En pensant à V.H.

 

Etre avide des mots qui lui tombaient des mains,

Etreindre ces feuillets qu’il semait au passage,

Etrangement sourire en relisant ces pages,

Ennoblies des parfums fleurant ses parchemins.

 

Simplement s’émouvoir en déchiffrant ses traces,

S’inviter à la peine en goûtant les douleurs,

Saintement pleuvinant de son front sans sueur,

Sur sa paupière ouverte aux souffrances qui passent.

 

Couronner les années de ce divin géant,

Courant paisiblement après celles qu’espèrent,

Courageusement vivre au foyer nos grands-pères,

Clopinant chaque jour un peu plus lentement.

 

Comme une arche croulant sous une cathédrale

Commencer par porter nos diables sur le dos,

Communiants sans sauveur, sans encens, sans cadeau,

Commettre sans orgueil nos poèmes banals.

 

Priant l’homme assoupi dans le duvet des anges,

Priant que d’un bout d’aile il nous tombe une plume,

Priant qu’aux yeux du Père nos rimes soient de brume,

Prier pour qu’à ce dieu nos rimes soient louanges…

 

Sébastien BROUCKE

14-15 février 2012.

(Hugo).

 

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Poésie française
Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 18:45

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

Carnaval Dunkerque 2

 

Tu riais des chansons païennes,

Que fredonnaient de grands enfants,

Dunkerque semblait vénitienne,

Et son carnaval éreintant.

 

Nous errions dans les rues où tardent,

La peur et de grivois garçons,

Qui dessous la lune blafarde,

Fredonnaient d’ignobles chansons.

 

Te souvient-il de cette nuit,

Y as-tu déjà resongé,

Quelle autre étoile, quel ennui,

En ton cœur s’y sont mélangés ?

 

Quand les années se font plus brèves,

Puisqu’on ne craint plus rien du noir,

Lorsqu’on n’apprend moins que l’élève,

Dès lors qu’on ne sort plus le soir,

 

Dis-moi s’il reste encore un bal,

Où nous pourrions nous amuser,

Quelque soirée phénoménale,

Où revivre un premier baiser ?

 

Je sais la terre impatiente,

Chahutant tout, tournant en rond,

Mais se peut-il qu’insouciante,

Elle ait éloigné nos deux noms ?

 

Je ne dresserai pas la liste

De mes regrets nombreux et fous,

Mais me grimant, je prie, j’insiste,

Pour que tu sois au rendez-vous…

 

Sébastien BROUCKE

11/14 février 2012.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : l'art de partager son art
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 11:30

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Papa-et-Maman.jpg

 

La salle est enfumée, le décor trop champêtre,

La soupe sent l’oignon, le pain est détestable,

Un cimetière au loin regarde à la fenêtre,

Seul l’amour que l’on fête est doux et désirable.

 

Que faisions-nous ici sans jardin ni tonnelle,

A nous gaver sans faim du bruit des casseroles !

Nous marchions depuis l’aube et de rues en ruelles,

Mes yeux pensaient aux tiens pour qu’ils y batifolent.

 

Dans la cuisine on crie, dehors le vent doit bruire,

La serveuse et le vin vont sans délicatesse,

Rougir les pâles joues des âmes sans ivresse ;

 

J’attends sur le qui-vive un poulet qu’ils font cuire.

Puis, regardant ta lèvre, oubliant le vacarme,

Ton inaudible voix brusquement me désarme...

 

Sébastien BROUCKE

13-14 février 2012.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Poésie française
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 11:00

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

Chute-a-ski.jpg

 

La neige a fondu sur la piste,

Je ne vois plus trace de nous,

Aucune empreinte ne résiste,

Aux printemps qui effacent tout !

 

N'avions-nous marqué ce pays,

J’en gardais le froid souvenir,

N’est-ce pas ici qu’on apprit,

A s’écrouler mourant de rire ?

 

Sur cette herbe où planaient des fleurs,

Qu’un ciel bas nous tombait pour rien,

Je nous revois rouler de peur,

Dans ce tapis sans acarien…

 

Là, glissant sur l’immense bâche,

Sans équilibre et désolés,

Nous devenions d’infimes tâches,

Sur un bavoir immaculé…

 

Voilà les folies que perpètre

L’amour floconneux quand il sort,

Lorsqu’en joie venant à paraitre,

Ses bleus nous azurent le corps…

 

Depuis ce grand jour-là je t’aime,

Mais vais détestant ceux et celles,

Qui sur les routes gelées sèment

Leurs chasse-neiges et leur sel…

 

Sébastien BROUCKE

13-14 février 2012.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : l'art de partager son art
Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 10:30

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

Etoile-filante.jpg

 

Je n’affronterai pas la douceur des soieries,

La valeur des bijoux, la beauté de l’or fin,

Je n’irai pas chercher ce fameux médecin,

Qui guérissait les sourds au bruit des pierreries !

 

Mais j’irai, pourquoi pas, dans ce jardin fleuri,

Ecouter mon cœur battre à côté du bassin

Où pulsait tant d’amour au rythme de ton sein,

Quand mes mots à tes pieds t’offraient leurs broderies.

 

Là, j’attendrai d’un soir, d’un dernier firmament,

L’étoile que je veux pour tout médicament.

Alors, où qu’elle fonde, où que tu sois, que j’aille,

 

Je boirai d’un seul trait mon ciel effervescent,

Et m’endormant guéri, sans trésor, sans médaille,

Je m’en irai mourir aux lueurs de l’instant…

 

Sébastien BROUCKE

11-12 février 2012.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Poésie française
Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 20:30

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

 

 

Nativite.JPG

 

Le salon est refait, les chambres sont repeintes,

Des arbres sont plantés, d’autres oiseaux gazouillent,

Ton soleil tremble un peu quand la lune est éteinte,

Mais s’endort aux chansons que tes lèvres bredouillent…

 

Sa joie s’élance inerte à chaque aube nouvelle,

Et le printemps remplit ses regards d’oisillons,

Le bonheur est plus grand qu’un moment d’éternel,

Quand tu berces ta fleur fixant ses papillons.

 

Notre demeure est simple et sans briller s’étale

Sur la colline où vont les nues et les corneilles.

Nos cœurs paisibles, gais, comme un torrent s’emballent,

Lorsqu’un rire en fusant jaillit de son sommeil…

 

Ressens-tu comme moi ces envies qui la gagnent,

Goûtes-tu la frayeur exquise qui l’anime,

Ou son souffle apaisé tel un ciel de campagne,

Quand ta main tient ses doigts comme une amie intime ?…

 

Mains

 

Sébastien BROUCKE

7/10 février 2012.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : l'art de partager son art
Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 14:30

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

 

neige-arbre-soleil-ciel-bleu

 

Ils tombent par milliers, par milliers de millions,

Un grenier les invente, un plafond les secrète ;

Dessous tant d’assaillants on voit battre en retraite,

Des hommes effrayés par ces sanglots de lion !

 

Ils sont pâles, légers, tombent de gris galions,

Que le ciel lourd transporte, et s’ils viennent des faîtes

Éternels, c’est des monts, qu’on les croit qui se jettent,

Pour éblouir nos cœurs et pour que nous gelions !

 

Plus nombreux qu’une armée qu’aucun dieu ne retarde,

Ils inondent les champs où le vent les hasarde ;

Manne pour les enfants riant en leurs batailles,

 

Pétales sans défaut, ils tapissent les plaines

D’une innocence fraiche. Ah, si, juste une faille :

A braver le soleil, ses rayons les y mènent…

 

Sébastien BROUCKE

5 février 2012.

 

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Le cercle des poètes réapparus
Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 20:00

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Sébastien Broucke

--->Tapez un mot...

hit counter

Il y a actuellement  4  personne(s) sur ce blog

Les Maudits

Découvrez également ma tragédie en 5 actes et en vers

Les Maudits ou La Tentation des Anges

Support independent publishing: Buy this book on Lulu.25% de réduction en cliquant ici

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés