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Femme à la fenêtre

 

Ma demeure a perdu ses rires bariolés,

Les agapes sont oubliées,

Je plane entre deux ailes attristées, spoliée,

A moi je ne suis plus reliée.

 

Quels amours, quels bons vins sauront m’oindre de vie,

Couronner l’avenir de joie,

Réchauffer mon château, balayer son parvis,

Pour que mon âme en moi festoie ?

 

Oh ! Quel délabrement que renaître insipide !

Après tant de lueurs, de bougies, de couverts,

Errer tel un fantôme, enchaîné, solitaire,

Dedans des corridors aussi glacés que vides…

 

En ce silence aller quand là des mandolines,

Côtoyaient l’épinette et l’instrument à vent,

Qu’au loin des fleurs légères, des parfums d’antan,

Tournaient autant de têtes que ta crinoline…

 

Et que faire en la chambre où tu venais t’étendre…

Repenser au visage embelli du sourire,

Que je n’ai jamais su contempler sans rougir,

Comme un enfant confus que l’amour vient surprendre ?

 

 

Sébastien BROUCKE

23 février 2012

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : l'art de partager son art
Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 15:30

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Commentaires

C'est beau !...
Commentaire n°1 posté par Une lectrice le 23/02/2012 à 21h12

Merci, chère lectrice !

Réponse de Sébastien Broucke le 24/02/2012 à 09h56

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