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Je hasardais ma vie comme on voit aux volières

S’élancer la perruche aux murs de sa geôlière ;

J’avançais coloré comme un simple pétale,

Egarant à tout vent des parfums sans égal ;

Puis j’entendis monter comme en des herbes folles,

La rosée qui s’en va dedans ses fumerolles !

 

Chacun connait le jour où soudain vous déserte

Cette joie dont nos vies sont longtemps recouvertes.

La messe est enfin dite, une cloche a sonné,

L’église de mon âme est maintenant vidée ;

Le bedeau reste seul, ignorant qu’au calice

Hier allait sa lèvre embaumée de délices…

 

Sébastien BROUCKE

15 janvier 2012. 18h-19h.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Poésie française
Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 10:15

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Commentaires

Merci, j'adore la seconde stophe

Commentaire n°1 posté par Philippe le 22/01/2012 à 10h13

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