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Sans Domicile

 

Toujours j’entraperçois en leurs feux qui s’immolent

Des feuilles trépassées s’entassant à la pelle,

Et sans fin j’entends bruire entre les étincelles,

Leur misère en fumée qui s’élève du sol.

 

Toutes je les contemple, épaules contre épaules,

Frémir en rougeoyant et s’éteignant plus belles

Qu’aux jours sang de septembre où rougissaient ces ailes,

Honteuses d’écraser leur âme au premier vol…

 

Flammes bleues couronnées par d’imparfaits cerceaux,

Il ne nait pas d’alliage à mêler les métaux

De ces joyaux que fond pour sceller un été,

 

L’utile jardinier. Pourtant, est-ce incongru,

Quand l’heure est advenue de les renouveler,

Que nos âmes, Seigneur, montent ensemble aux nues ?

 

Sébastien BROUCKE

20 décembre 2011

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Poésie française
Mercredi 21 décembre 2011 3 21 /12 /Déc /2011 19:45

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Commentaires

Sonnet très inspiré, bravo!

Commentaire n°1 posté par Philippe le 22/12/2011 à 18h44

Merci Philippe.

Réponse de Sébastien Broucke le 25/12/2011 à 11h53

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