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Tu riais des chansons païennes,
Que fredonnaient de grands enfants,
Dunkerque semblait vénitienne,
Et son carnaval éreintant.
Nous errions dans les rues où tardent,
La peur et de grivois garçons,
Qui dessous la lune blafarde,
Fredonnaient d’ignobles chansons.
Te souvient-il de cette nuit,
Y as-tu déjà resongé,
Quelle autre étoile, quel ennui,
En ton cœur s’y sont mélangés ?
Quand les années se font plus brèves,
Puisqu’on ne craint plus rien du noir,
Lorsqu’on n’apprend moins que l’élève,
Dès lors qu’on ne sort plus le soir,
Dis-moi s’il reste encore un bal,
Où nous pourrions nous amuser,
Quelque soirée phénoménale,
Où revivre un premier baiser ?
Je sais la terre impatiente,
Chahutant tout, tournant en rond,
Mais se peut-il qu’insouciante,
Elle ait éloigné nos deux noms ?
Je ne dresserai pas la liste
De mes regrets nombreux et fous,
Mais me grimant, je prie, j’insiste,
Pour que tu sois au rendez-vous…
Sébastien BROUCKE
11/14 février 2012.