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Feuille

 

Nous avions l’arrogance immense du printemps,

Où vont unis la vierge et l’enfant qu’elle allaite,

Mais nous tombions souvent de folies en tempêtes,

Quand s’avançait la nuit lugubre des mourants.

 

Insolente vipère, effroyable serpent,

Vous tuiez sans savoir et faisiez place nette,

Quand nous écoutions trop ces superbes sornettes,

Que vous nous siffliez sempiternellement !

 

Ah ! Quelle différence entre la jeune femme,

Apaisant d’un téton giclant le lait en flots,

Son petit s’accrochant à ses seins beaux et gros,

 

Et ces vieillards ballant dans de spectrales flammes,

Eclaboussés par l’ombre au fond d’une abbatiale,

Où j’avance à mon tour claudiquant et bancal…

 

Sébastien BROUCKE

3 février 2012. 14h-16h.

Publié dans : L'Apoézie - Communauté : Le cercle des poètes réapparus
Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 10:45

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Commentaires

 superbe!!!!!

Commentaire n°1 posté par electra le 17/02/2012 à 23h31

Merci !!!!!

Réponse de Sébastien Broucke le 18/02/2012 à 23h00

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